Dieux

Dieux, déesses, divinités, déités, et dévas désignent des entités surnaturelles douées d'une longévité et de pouvoirs supérieurs à ceux des humains, dont l'existence est conçue par un certain nombre de personnes qui leur rendent en général un culte dont ils attendent un effet positif. La croyance aux dieux est répandue dans toutes les cultures depuis l'antiquité, mais avec de très grandes variations dans son expression. Les dieux constituent les personnages centraux des systèmes religieux, bien qu'il y ait des exceptions comme le bouddhisme, le jaïnisme, la scientologie et le mouvement raëlien, et comptent parmi les héros des mythologies.

Le mot français dieu vient du latin deus, lié aux mots dies (jour), et divum (ciel ouvert) ; il est apparenté au sanskrit div et diu, (ciel, jour et luminosité).

Sommaire [masquer]
1 Caractéristiques
2 Place dans la religion
2.1 En Bouddhisme
3 Approche théosophique
4 Approche païenne
5 Autres approches
6 Notes
7 Voir aussi



Caractéristiques [modifier]
On attribue le plus souvent aux dieux une pensée et des émotions humaines, et la conscience de l'existence des êtres humains avec lesquels ils traitent de supérieur à inférieur par l'intermédiare de rites, et souvent de personnes spéciales (prêtres, prophètes, médiums, etc.). Indépendamment de la personnification, il peut y avoir une différence radicale et irréductible entre le(s) dieu(x) et les hommes, ou au contraire un passage possible, voire une identité fondamentale, entre l'état humain et l'état divin. À la personnification peut se superposer ou se substituer l'identification du dieu à un concept (unité, transcendance etc).

On prête souvent aux dieux une apparence humaine ou animale. Leurs représentations sont en général codifiées, parfois réduites à un symbole, voire interdites. Un même dieu peut avoir plusieurs apparences ou représentations. Ils sont de toute manière rarement visibles, sinon à travers les phénomènes interprétés comme étant leur manifestation. Ils peuvent résider dans des lieux réels ou hors du monde (mer, montagne, monde souterrain, ciel, bâtiment, objet, corps humain, autre univers). Ils peuvent rester continuellement dans le même lieu ou en changer, ou bien être doués d'ubiquité.

Ils exercent leurs pouvoirs dans toutes sortes de domaines, depuis les phénomènes naturels jusqu'au fonctionnement social, et particulièrement dans les domaines purement conceptuels comme l'au-delà. On leur attribue parfois le rôle de créateur (d'une seule chose ou de l'univers entier) ou de civilisateur. Ils peuvent avoir des connaissances inaccessibles aux humains, comme celle de l'avenir ou des pensées d'autrui, ou même être omniscients.


Place dans la religion [modifier]
Beaucoup de religions envisagent l'existence de plusieurs dieux qui entretiennent entre eux des relations plus ou moins structurées, souvent conçues à l'image des relations familiales ou sociales. Quelquefois, certains dieux sont considérés comme des émanations ou des avatars d'autres dieux, ou d'une divinité primordiale unique. L'ensemble des dieux d'une religion est parfois appelé panthéon. Les différentes religions envisagent des dieux différents, bien qu'il puisse y avoir des recouvrements, des emprunts et des assimilations, comme dans le cas des trois dieux uniques des religions abrahamiques qui sont souvent, mais pas toujours, considérés comme la même entité, ou des dieux des peuples anciens d'Europe assimilés aux dieux des panthéons romain ou grec.

Certains systèmes religieux envisagent l'existence d'autres entités ayant des fonctions et pouvoirs similaires à ceux des dieux : génies ou démons, saints, héros, bodhisattvas, extra-terrestres, etc.

Différents termes sont nés pour qualifier certains aspects des relations des dieux entre eux, les fidèles et l'univers. Polythéisme désigne un système qui admet l'existence de plusieurs dieux, monothéisme celui qui ne reconnait qu'un dieu, la distinction entre les deux n'étant pas toujours évidente, comme dans le cas où les différents dieux sont des manifestations d'une divinité primordiale ou ontologique unique (cas de l'hindouisme par exemple). Hénothéisme désigne un système polythéiste dans lequel une divinité occupe une place infiniment plus importante que les autres, monolâtrie la relation exclusive entre un dieu unique et un groupe particulier (ethnie, profession). Dans les systèmes dualistes, deux dieux d'égale puissance, un « bon » et un « mauvais », s'opposent. Le panthéisme considère l'univers lui-même comme divinité. Les systèmes religieux athées, n'envisageant l'existence d'aucune divinité, sont très rares. La secte raëlienne et la scientologie en sont deux exemples, ainsi que certaines interprétations occidentales du bouddhisme. Le bouddhisme originel, ainsi que ses formes asiatiques, admettent l'existence de dieux, mais ne leur accordent qu'une influence marginale dans les affaires humaines.


En Bouddhisme [modifier]
En Bouddhisme les dieux, ou devas,[1] sont aussi des êtres dotés de conditions de vie extrêmement favorables (longévité, puissance, jouissances, etc.) mais ils les ont acquises par leur mérites antérieurs. Cependant même s'ils n'épuisent pas tout leur karma personnel, ils se retrouvent dans la même situation que tous les êtres des six domaines d'existence et doivent encore renaître selon leurs mérites. Leur condition est à double tranchant puisque : 1) leurs facultés peuvent renforcer le sens de leur valeur personnelle et 2) la facilité de leur vie leur fait négliger des enjeux supérieurs. Orgueil et inconscience, ce sont là deux obstacles à la recherche de l'Éveil bouddhiste et à la génération de l'esprit d'Éveil (Bodhicitta). Cependant des Bouddhas surviennent aussi dans le domaine divin, et certains dévas, tels que Shiva, sont dits s'être « convertis ». Ils peuvent être devenus Bodhisattvas, et c'est à cette condition seulement qu'on pourra leur accorder une quelconque dévotion.

Dans ce sens la condition humaine est la plus favorable à l'Éveil, puisqu'elle se tient au juste milieu des conditions extrèmes d'aisance divine et d'accablement infernal. C'est pourquoi on dit que même les dieux doivent passer par notre condition pour accèder à la Bouddhéité.

D'autre part le Bouddha historique, appelé Shakyamuni, ne doit pas être confondu avec Dieu au sens occidental, (encore moins avec un humain déifié), ni les divers Bouddhas confondus avec des dieux éternels, au sens gréco-romain. Ce sont avant tout des êtres qui ont entièrement conscientisé et actualisé leur nature ultime et essentielle, appelée pour cela Nature de Bouddha. Ce sont eux, ainsi que les Bodhisattvas, qui nous guident vers l'Éveil. Les Adi-Bouddhas, ou Bouddhas Primordiaux (Samantabhadra, Vajradhara, etc.) sont soit des personnifications de la nature ultime, soit des Bouddhas ne l'ayant jamais oublié.

Selon le contexte et la nuance connotée, la Nature de Bouddha porte de multiples noms, Claire Lumière, Éveil, Dharmakaya, Tathagatagarbha, etc. qui tous sont l'équivalent de Dieu, ultime et impersonnel, semblable en celà au Dào taoïste, et au Brahman hindou.

D'ailleurs tout ce qui a été dit plus haut des dieux et de Dieu, en regard du bouddhisme, peut pratiquement être transposé et appliqué au Taoïsme et à l'Hindouisme modernes.

Finalement un certain consensus semble s'établir pour appeler divinités les divers dieux ou dévas, et de réserver le terme déités aux Bouddhas et autres yidams servant de support de méditation, et par là de moyen d'accession à sa propre Bouddhéité. .


Approche théosophique [modifier]
C.W.Leadbeater explique en parlant de devas que : « Le plus grand système d'évolution connecté avec cette Terre, [...] est celui des êtres que les Hindous appellent devas, appelés ailleurs anges, fils de dieu, etc. ».[2] Pour les théosophistes, ces devas peuvent être considérés des dieux mineurs, dont l'évolution spirituelle est supérieure à celle des humains.


Approche païenne [modifier]
Pour les Païens, les dieux sont des éléments, des forces et des puissances immanents. Les hommes peuvent et doivent se les concilier par des rituels de toute nature. C'est à cette condition que les prières peuvent être entendues, selon la formule romaine do ut des assez généralisable à ces religions naturalistes et ethniques.

Les dieux forment en général une société dont les mythes racontent l'origine, l'histoire et les m½urs, décrivent la puissance et les sphères d'influence souvent variées. Chaque mythologie constitue un système dont les puissances doivent se comprendre les unes par rapport aux autres et jamais de façon isolée et unilatérale. Il est faux de réduire une figure divine à une fonction simple ou à un élément naturaliste : ainsi Déméter n'est pas la déesse du grain, et encore moins la virtu du grain, ni Zeus le dieu du tonnerre. L'influence des travaux de James Frazer a ainsi trop souvent égaré sur de fausses pistes et a été source de malentendus.

Pour certains néo-païens, par référence à Jung, les dieux des mythologies sont des archétypes, symbolisant l'existence relativement autonome des pulsions psychologiques universelles auxquelles l'homme est soumis, ou avec lesquelles ils doit composer pour éventuellement les maîtriser

Enfin les Wiccans sont duothéistes : la Déesse, figure principale, est parfois adorée seule comme dans la Wicca dianique. Elle est la mère et l'épouse du Dieu. Elle l'engendre et l'épouse annuellement avant qu'il ne meure à Samhain. Elle est la Terre, source de toute vie, il est le Ciel fécondant. Cette déesse peut être appelée de tous les noms connus de déesses, de même le Dieu porte de multiples épithètes empruntées aux diverses mythologies.


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# Posted on Wednesday, 05 March 2008 at 12:33 PM

Bataille d'Alésia en 52 av JC

Le contexte

Après la défaite romaine du siège de l'oppidum (place forte) de Gergovie durant lequel Vercingetorix a bénéficié de la trahison des Eduens vis à vis de César, les armées romaines fuient à la recherche de renforts en 52 avant JC.

(Gergovie est situé près de Clermont-Ferrand, avec 2 hypothèses qui s'affrontent depuis des années : au nord ou au sud de la ville).

Photos du film "Vercingetorix" de Jacques Dorfmann avec Christophe Lambert (2000) :

Armée gauloise pendant la guerre des Gaules

Armée romaine pendant la guerre des Gaules


Vercingetorix tente de couper le contact des romains avec les troupes germaines prêtes à appuyer César en échange d'une part du butin : le choc a lieu près de Montbard et la cavalerie gauloise est décimée : l'organisation et la stratégie de défense romaine auront raison des attaques anarchiques des gaulois.

Le chef gaulois met alors le reste de ses troupes en retraite vers l'oppidum d'Alésia avec 80000 soldats et envoie des cavaliers à la recherche de renforts dans toute la Gaule.

Le dispositif défensif romain

César décide d'assiéger les gaulois en profitant de cette retraite improvisée des gaulois. Afin d'éviter la tenaille dont il fut victime lors du siège de Gergovie, César fait preuve d'une exceptionnelle maîtrise de l'art du siège en entreprenant une double protection de lignes fortifiées :

l'une de 15km orientée vers l'oppidum pour résister aux tentatives de sortie des 80000 gaulois retranchés : la contrevallation,
l'autre de 20km orientée vers l'extérieur pour résister à l'armée de secours demandée par Vercingétorix aux autres peuples gaulois pour lui venir en aide : la circonvallation.
L'armée romaine est alors composée de 10 à 12 légions, soit près de 70000 légionnaires (dont certains étaient d'ailleurs des gaulois !).

Afin de gêner au maximum l'approche des enceintes, une série de pièges sont établis :

des pointes de fer sont enfoncées dans le sol,
des trous profonds de 90cm sont disposés en quinconce avec au fond de chacun d'eux un pieu pointu. Les trous sont ensuite camouflés par des broussailles,
5 lignes de fossés profonds de 1,50m sont creusées, dans lesquelles sont fixées des grosses branches attachées les unes aux autres,
2 autres fossés de 4,50m de large et profonds de 2,50m sont creusés, et dont l'un est rempli d'eau,
enfin, les branches pointues sont fixées au rempart de terre pour en compliquer l'escalade.


Reconstitution d'une enceinte et des pièges : archéodrome de Bourgogne.



La bataille

250 000 gaulois appuyés de 8000 cavaliers arrivent au secours de Vercingétorix environ 2 mois plus tard. Les 2 premiers assauts sont repoussés et le 3ème voit une implication de toutes les forces disponibles : les défenses sont enfoncées mais les cavaliers germains alliés des romains chargent et les troupes de secours, décimées, s'enfuient.




La reddition de Vercingétorix


Vercingétorix jette ses armes devant César, tableau de L.Royer (1888)

Acculé, Vercingetorix se rend à César et sera assassiné en prison en 46. Cette défaite accélère la progression romaine : César se rend maître de la Gaule dans les mois qui suivent cette victoire.

Les deux versions de la rencontre entre Vercingetorix et César :

César écrit : «César ordonne que les armes soient rendues, que les chefs soient conduits à lui. Lui-même s'assied dans le retranchement, devant le camp. Les chefs y sont conduits. Vercingétorix se rend. Les Héduens et les Arvernes furent mis à part, pour le cas où il pourrait, grâce à eux, reprendre des villes. Les autres captifs sont distribués à toute l'armée comme butin, à raison d'un prisonnier par personne».


C'est plus romanesque chez Plutarque (Vie de César) et c'est cette image que l'on a conservée :«Les assiégés, après s'être donné bien du mal à eux-mêmes et en avoir donné beaucoup à César, finirent par se rendre. Vercingétorix, qui avait été l'âme de toute cette guerre, fit parer son cheval, prit ses plus belles armes et sortit ainsi de la ville. Puis, après avoir fait caracoler son cheval autour de César, qui était assis, il mit pied à terre, jeta toutes ses armes et alla s'asseoir aux pieds de César où il se tint en silence, jusqu'au moment où César le remit à ses gardes en vue de son triomphe».
Les renseignements d'ordre historique que Plutarque a rassemblé dans ses ouvrages sont très précieux concernant le siège d'Alésia, mais ont suscité de nombreux débats parce qu'ils comportent des précisions que ne fournissent pas les textes de César.


Polémique concernant la localisation d'Alésia


Alise-Sainte-Reine en Bourgogne : l'assimilation d'Alise-Sainte-Reine avec Alésia a été consacrée par Napoléon III dans les années 1860. Après avoir encouragé des fouilles, la "Commission de topographie de la Gaule" confirme que ce site a été le lieu de la bataille mais les méthodes et les conclusions autoritaires firent l'objet de vives critiques.
Aujourd'hui, un musée et les restes d'une cité gallo-romaine, donc datant d'après Alésia, se visitent sur le site.

Napoléon III fait ériger en 1865 une statue de Vercingétorix haute de 7m : elle est réalisée par le sculpteur Millet et située sur la pointe occidentale du Mont-Auxois.

Le chef gaulois est représenté tel qu'on pouvait imaginer les gaulois au XIXe : les connaissances actuelles mettent en relief certains anachronismes, et on note que son visage ressemble étrangement ... à celui de Napoléon III !

Sur le socle, dessiné par Viollet-le-Duc, est gravée l'inscription :

La Gaule unie
Formant une seule nation,
Animée d'un même esprit,
Peut défier l'Univers.

Vercingétorix aux Gaulois assemblés (César, Guerre des Gaules, livre VII,29)
Napoléon III, Empereur des Français, à la mémoire de Vercingétorix.



Anecdote : sur le bas de sa tunique, on observe des impacts de balles car pendant l'occupation de 39-45, des soldats allemands prenaient la statue pour cible afin de s'exercer au tir !

Cette plaque a été retrouvée sur le site d'Alise Sainte-Reine, et comporte l'inscription "d'ALISSIA", dénomination gauloise d'Alésia. Un argument de plus pour le site !

Chaux-des-Crotenay en Franche-Comté : ce site répond très précisément à toutes les exigences du texte de description (Bellum Gallicum)
Alaise dans le Doubs (25 km au sud de Besançon) : l'argument en sa faveur, en plus de la toponymie, est d'être en Séquanie, où des auteurs placent indubitablement Alésia, alors qu'Alise-sainte-Reine se trouve en pays Héduen.


Vercingétorix, héros national... seulement depuis le XIXe

Vercingétorix est resté pendant longtemps un héros méconnu, voire oublié : l'histoire officielle de l'Ancien Régime commençait avec les francs de Clovis car les prédécesseurs gaulois n'apportaient rien à la légitimité et la gloire du système monarchique.

Le chef gaulois va revenir à la mode à la fin du XIXe pour 2 raisons liées au contexte politique de l'époque :

la France du second Empire vient d'être écrasée par la Prusse en 1870 : elle a subit les humiliations de la défaite, de l'occupation du pays et de l'annexion de l'Alsace/Lorraine par l'Allemagne. Dans ce contexte d'honneur meurtri, la propagande officielle est à la recherche de héros montrant qu'on peut être "grand" dans la défaite.
la République vient de remplacer l'Empire et les conflits sont rudes entre les tendances républicaines, les monarchistes et les bonapartistes : la question de l'association de l'Eglise et de l'Etat les divise. La propagande officielle républicaine et à tendance anticléricale cherche à valoriser un héros national lié ni à l'Eglise ni à la monarchie.
Vercingétorix apparaît donc comme l'homme de la situation : la toute nouvelle école publique obligatoire de Jules Ferry va contribuer à populariser ce héros providentiel ... qui attendait cela depuis presque 2000 ans !
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# Posted on Wednesday, 05 March 2008 at 12:28 PM

Siège d'Alésia

Siège d'Alésia
Alésia est un oppidum gaulois avec arx (arx signifie « citadelle » en latin), à l'instar de Vesontio (Besançon), habité par les Mandubiens, dont le site a été le théâtre de la bataille décisive de la Guerre des Gaules qui opposa Jules César à la coalition gauloise menée par l'Arverne Vercingétorix en 52 av. J.-C..

Sommaire [masquer]
1 Localisation
1.1 Un débat ancien
1.2 Alise-Sainte-Reine
1.3 Chaux-des-Crotenay/Syam
2 Prélude au siège : la bataille
3 Les travaux de siège
4 La bataille décisive et la reddition
5 Informations complémentaires
6 MuséoParc Alésia
7 Notes
8 Bibliographie
8.1 Ouvrages historiques
8.2 ¼uvres de fictions concernant la bataille
9 Liens externes



Localisation [modifier]

Aimé Millet - Vercingétorix - Alise-Sainte-ReineSelon le consensus scientifique actuel et à la suite des fouilles initiées par Napoléon III, c'est à Alise-Sainte-Reine (en Côte-d'Or) qu'est situé le site d'Alésia. Toutefois, la localisation d'Alésia en Bourgogne a longtemps été contestée en raison des incompatibilités alléguées entre l'emplacement et la topographie du site d'Alise-Sainte-Reine, l'une des traductions françaises du récit de César et un passage tardif de Dion situant Alésia chez les Séquanes.


Un débat ancien [modifier]
Les controverses sur la localisation d'Alésia se sont véritablement développées au XIXe siècle, époque qui vit les progrès de l'archéologie scientifique, mais aussi de son instrumentalisation. De nombreuses raisons expliquent la persistance et la durée du débat : le patriotisme local et la volonté de rattacher sa région à un épisode majeur de l'histoire, des raisons politiques dont l'opposition au pouvoir central, le nom de Napoléon III restant attaché aux fouilles d'Alise-Sainte-Reine, la difficulté méthodologique qu'il y a à concilier la lecture d'une source écrite (principalement César) qui peut être partielle et subjective, avec des restes archéologiques qui doivent être révélés et interprétés. Si plusieurs centaines de sites ont eu vocation à être ou prétendu être Alésia, la querelle a finalement principalement porté au cours du dernier quart du XXe siècle, au niveau universitaire, scientifique et médiatique, sur deux sites : le site officiel d'Alise-Sainte-Reine en Côte d'Or et Chaux-des-Crotenay/Syam dans le Jura.

Depuis une dizaine d'années, un consensus clair et solide s'est formé en faveur d'Alise dans la communauté des archéologues et historiens, et plus aucune publication scientifique ne mentionne un autre site qu'Alise depuis les fouilles menées dans les années 1990 à Alise. La récente publication par une équipe internationale de chercheurs et d'archéologues d'un corpus des fortifications militaires romaine en Gaule et Germanie [1] a consacré l'abandon de toute hypothèse alternative à Alise et de tout doute quant à la localisation de la bataille et à la datation des trouvailles d'Alise qui prennent désormais place dans une typologie de mieux en mieux connue des travaux de l'armée romaine. Il n'en reste pas moins que localement, et en dehors des cadres académiques et scientifiques, un certain nombre d'autres sites (outre Chaux/Syam) sont proposés par des particuliers : Salins-les-Bains dans le Jura, Alaise-Eternoz et Pont-de-Roide, dans le Doubs, Izernore dans l'Ain).

Aucun toutefois ne peut justifier de publications scientifiques et reconnues tant au niveau historique qu'archéologique, ni ne peut avancer un ensemble de découvertes archéologiques aussi pertinentes que celles d'Alise. La persistance d'un tel débat si loin de l'état actuel des publications et connaissances scientifiques peut surprendre, et justifie le constat que M.Reddé a porté sur la querelle : à Alésia l'archéologie rencontre l'imaginaire.


Alise-Sainte-Reine [modifier]
La localisation à Alise-Sainte-Reine est une des plus anciennes qui ait été proposée. Vers 840/870, le moine Héric, chroniqueur au monastère de Saint-Germain d'Auxerre témoigne d'un rapprochement entre Alésia et Alise-Sainte-Reine. L'idée fut diffusée par les moines dominicains de Flavigny-sur-Oserain. Cette proposition trouve, entre autres, son origine dans la quasi homonymie Alise-Alésia. Les fouilles faites durant le règne de Napoléon III y ont dégagé un vaste ensemble de fortifications (fossés, palissades) autour de l'oppidum gaulois et un important matériel dont la datation n'a pas toujours été bien reconnue, l'état des recherches dans les années 1860 amalgamant des époques différentes.

La découverte d'une stèle d'époque gallo-romaine portant l'inscription "ALISIIA" a aussi été retenue comme argument par les partisans du site. La stèle étant abimée juste avant le premier A et l'espace précédant l'inscription étant plus large que dans le reste de la présentation générale de la stèle, on pourrait penser qu'une lettre aurait pu précéder le A. Mais d'une part, cette variation d'espacement n'est pas inhabituelle en épigraphie latine et d'autre part la découverte après 1970 de tessères - jetons de plomb - d'époque romaine a confirmé que le nom de la ville commençait par ALI. Depuis les fouilles de Napoléon III, le site d'Alise est reconnu officiellement comme celui d'Alésia.

La querelle ne s'éteignant pas, de nouvelles fouilles ont été effectuées dans les années 1990 par une équipe franco-allemande dirigée par M. Reddé et publiées récemment. Ces fouilles (menées de 1991 à 1997 avec le concours du professeur Siegmar Von Schnurbein) ont confirmé les trouvailles et la topographie dégagées sous le Second-Empire. Elles ont par ailleurs découvert du matériel bien daté par typologie, à la fois de l'époque gauloise (la Tène finale) et de l'époque romaine (fin de la République). La découverte d'une balle de fronde au nom d'un légat de César, Labienus, a été soulignée. Les partisans de la localisation à Alise ont souligné ces découvertes et argué de leur prise en compte par la plus grande partie de la communauté scientifique internationale...

Le passage de Dion Cassius situant Alésia chez les Séquanes ne s'oppose pas nécessairement à l'hypothèse d'Alise : c'est une notation rapide faite par un auteur grec très postérieur aux événements. Dion Cassius n'était pas forcément capable, au début du IIIe siècle, de situer à nouveau précisément l'oppidum des Mandubiens. Il a pu par ailleurs être trompé par l'ambiguïté de certaines de ses sources (ambiguïté sur la situation d'Alésia que l'on retrouve dans le texte grec de Plutarque).

Le corpus de monnaies trouvées lors des fouilles du XIXe siècle et depuis, en particulier lors des fouilles des années 1990, constitue un argument de poids pour le site d'Alise. Si les trouvailles numismatiques du XIXe siècle furent critiquées par les adversaires d'Alise, qui y dénoncèrent même des falsifications, elles plaident aujourd'hui pour l'authenticité du site.

D'une part, la répartition des monnaies romaines, ce que l'on appelle le facies numismatique du corpus, correspond à ce que l'on sait maintenant des frappes républicaines, mais que l'on ignorait à l'époque de leur trouvaille : il est difficile de plaider le faux. D'autre part la même observation peut être faite pour le groupe des monnaies gauloises, dont la grande diversité de provenance reflète la diversité de composition de l'armée coalisée gauloise. Les ensembles de monnaies gauloises trouvés au XIXe siècle présentent une composition très proche des trouvailles des fouilles récentes : cette diversité n'est donc pas le résultat d'une imposture attribuable aux fouilleurs du Second-Empire. Les progrès récents de la numismatique celtique, à la suite des travaux de Jean-Baptiste Colbert de Beaulieu n'ont par ailleurs apporté aucune contradiction aux trouvailles faites à Alise, mais au contraire ont appuyés l'identification.

Le caractère probant de ces exhumations reste contesté par les tenants de la localisation jurassienne (Danielle Porte) qui datent bien le matériel découvert de l'époque gallo-romaine, et émettent des doutes sur l'authenticité de certaines pièces.

Le déclassement comme site d'intérêt national d'Alise en 1998 fut parfois compris par les tenants de l'hypothèse jurassienne comme un désaveu officiel sur le site d'Alise. Au contraire les autorités ministérielles l'expliquèrent à l'époque par la décentralisation et la fin des grandes campagnes de fouilles menées durant les années précédentes : la région Bourgogne pouvait alors diriger l'aménagement du site sans en référer à Paris.


Chaux-des-Crotenay/Syam [modifier]
Le site de Chaux-des-Crotenay/Syam a été le principal concurrent d'Alise à être soutenu par des chercheurs, à partir du début des années 1960.

En se fondant principalement sur le texte de Jules César dans la Guerre des Gaules, l'archéologue André Berthier dresse un portrait-robot du site d'Alésia. Ce portrait met en évidence qu'Alise-Ste-Reine n'y correspond pas sur de nombreux points essentiels : topologie du site, dimensions, cohérence avec l'itinéraire de César, etc.

Après comparaison avec de nombreux autres sites candidats, André Berthier retient le site de Chaux-des-Crotenay/Syam dans le Jura. Le passage de Dion Cassius situant Alésia chez les Séquanes prend alors selon lui tout son sens et renforce cette hypothèse, fondée à l'origine sur le portrait-robot.

Des recherches archéologiques préliminaires y permirent, selon A. Berthier et ses partisans, entre autres, d'identifier un système complet de fortifications correspondant à la description de César et notamment des lilia, du mobilier contemporain de la bataille, ainsi que les vestiges du mur d'enceinte d'une ville importante au sommet de l'oppidum. Les découvertes n'ont pas cependant fait l'objet de publications scientifiques. Des fouilles approfondies et de plus grande importance devront être autorisées et effectuées pour vérifier cette localisation d'Alésia.

Les détracteurs de Chaux-des-Crotenay/Syam insistent sur le caractère abstrait de la méthode du « portrait-robot », malgré sa rigueur scientifique : ainsi, pour eux, le site est entouré de « montagnes ». Il ne correspondrait donc pas à la description de César, qui parle de « collines ». Ils insistent aussi sur l'absence de découverte archéologique probante (matériel daté par stratigraphie et typologie) et sur le caractère exceptionnel qu'occuperait ce site dans la typologie des oppida celtiques de la fin de l'époque de la Tène (surface, organisation).

En 1996, les 31 sondages préventifs effectués par l'A.F.A.N. (devenu Institut national de recherches archéologiques préventives) dans la zone du Pont de la Chaux se sont révélés négatifs. On pourra cependant objecter que de tels sondages, à l'emplacement déterminé par la nécessité éventuelle de fouilles de sauvetages, ne se trouvaient pas forcément dans des lieux pertinents.

L'hypothèse de Berthier a d'ardents défenseurs. Elle a trouvé en Danielle Porte, Maître de Conférences à la Sorbonne, un soutien dans la communauté universitaire. Elle semble toutefois peu relayée par les scientifiques tant en France qu'à l'étranger. Des associations se sont constituées pour défendre cette hypothèse et encourager plus largement la recherche archéologique vers Chaux[2].


Prélude au siège : la bataille [modifier]
Après son échec au siège de Gergovie, fin avril 52 av. J.-C. César remonte au nord avec ses six légions rejoindre les quatre de son lieutenant Labiénus. Il stationne ensuite dans la région de Langres, chez les Lingons, peuple resté fidèle à Rome. Il y renforce une cavalerie de mercenaires germains propre à garantir une retraite plus sûre vers la Province romaine. Voyant les légions romaines battre en retraite, Vercingétorix abandonne sa stratégie de terre brûlée et décide d'anéantir l'armée de César avant qu'elle n'ait pu rejoindre la province. Mi-août, l'attaque surprise de la cavalerie gauloise est mise en échec par les cavaliers germains et Vercingétorix décide de se replier sur la hauteur d'Alésia avec une impressionnante armée composée, d'après César, de 95 000 hommes (15 000 cavaliers et 80 000 fantassins), munis d'un mois de ravitaillement, qui s'ajoutent dans l'oppidum à la population locale des Mandubiens. Il y attend l'armée gauloise de secours, qui doit venir prendre l'armée romaine à revers. César et ses dix à douze légions, soit seulement 60 à 72 000 hommes, décident de mettre le siège autour de l'oppidum d'Alésia, qui contrôle la route vers la Province.


Les travaux de siège [modifier]
L'oppidum est -d'aprés César- établi sur une hauteur entre deux cours d'eau. L'escarpement mesure plusieurs dizaines de mètres (César ne donne pas cette précision). Étant de plus en infériorité numérique, César doit renoncer à un assaut. Il met alors en ½uvre le génie romain pour les travaux de siège, afin d'affamer les Gaulois et de réduire la ville à la reddition. Il établit une double ligne de fortification.

Autour de la ville, une ligne de travaux défensifs de plus de 16 km, la contrevallation, est édifiée pour empêcher les sorties des assiégés. Dans les parties planes de la ligne de défense, le système de fortification est constitué d'un fossé de 4,50 m de largeur et de même profondeur ("vallum"), dont la terre sert à construire un remblai ("agger") de 3,50 m de haut, surmonté d'une palissade avec pieux (pluteus). Ce système était ponctué de tours (tous les 24 mètres). En avant du fossé sont enterrés des petits pieux équipés de pointes de fer (stimuli). En avant des stimulis sont disposés sur 8 rangs et en quinconce, des trous coniques de 90 cm de profondeur au fond desquels ont été calés des pieux acérés dissimulés par des broussailles : ce sont les « lilia », dénommés ainsi en raison de leur ressemblance avec la fleur de lys. Ensuite vient un second fossé de 4,50 m de profondeur/largeur suivi d'un autre fossé de 1,50 m de profondeur et 6 m de largeur, comblé de troncs dont les branches ont été taillées de manière à former des pointes acérées (cippi). Vingt-trois fortins (castella) renforcent cette ligne de défense. Une reconstitution de cette fortification était visible à l'Archéodrome de Beaune. << César fit creuser le premier fossé de 20 pieds de large du côté de l'oppidum pour enfermer les Gaulois et pour mettre à l'abri les terrassiers qui réalisèrent la suite des travaux. Toutes les autres fortifications seront comprises dans un intervalle de quatre cents pieds : il fit creuser DEUX fossés de 15 pieds et de profondeur égale : il fit remplir le fossé intérieur qui se trouvait dans les parties basses de la plaine d'eau qu'il dériva d'une rivière. Derrière ces fossés, il fit construire un parapet.>>

Les mêmes travaux sont effectués pour une deuxième ligne de défense de 21 km, la circonvallation, tournée vers l'extérieur et destinée à protéger les assaillants d'une éventuelle armée de secours.

Lors de l'établissement de ces lignes de défense, les Romains tirent partie du relief accidenté du site d'Alésia, afin de limiter les travaux au strict nécessaire. Les lignes ne sont donc pas continues sur tout le périmètre défensif (il eût fallu 35.000 hommes 24h/24 pour réaliser les travaux de fortifications sur 37 km en plaine, comme à Alise-sainte-Reine).


Archéodrome de Beaune, reconstitution siège AlésiaL'armée de secours arrive devant Alésia six semaines plus tard, à la fin septembre. Elle est forte, selon César, de 246 000 fantassins et de 8 000 cavaliers. La concentration d'hommes réunis dans cet affrontement décisif est extraordinaire : environ 400 000 combattants sont en présence, auxquels s'ajoutent la masse des civils emmenés avec les armées, les serviteurs et esclaves de l'armée romaine.

L'infanterie romaine a pris position sur les lignes de contrevallation et circonvallation. César ordonne à sa cavalerie d'engager le combat contre la cavalerie gauloise renforcée par des archers et de l'infanterie légère. Les combats durent de la mi-journée jusqu'à la tombée de la nuit. La cavalerie germaine finit par mettre les cavaliers gaulois en fuite et massacre les archers. La cavalerie romaine finit de poursuivre les fuyards jusqu'à leur camp.

Le jour suivant, les Gaulois de l'armée de secours fabriquent passerelles, échelles et harpons puis, au milieu de la nuit lancent l'assaut. Ils se servent de flèches et pierres pour bousculer les défenseurs romains. Ceux-ci avec des frondes, des casse-têtes, des épieux repoussent les attaquants. L'obscurité entraîne des pertes lourdes des deux côtés. L'artillerie lance une grêle de projectiles. Les Romains renforcent systématiquement les points faibles à l'aide de troupes empruntées aux fortins situés en arrière. Les pièges ralentissent l'avancée des Gaulois au pied des palissades et n'ayant pu percer nulle part ils finissent par se replier au petit matin craignant d'être pris sur leur flanc droit si l'infanterie romaine du camp supérieur tentait une sortie. Vercingétorix, bien qu'alerté dès les premiers combats par les clameurs, perd trop de temps à man½uvrer ses engins d'assaut et à combler les premiers fossés. Il apprend la retraite des siens avant même d'arriver aux retranchements et regagne la ville.


La bataille décisive et la reddition [modifier]
Suite à ces deux échecs, une troupe d'élite de 60 000 hommes est constituée et mise sous le commandement de Vercassivellaunos, un cousin de Vercingétorix. Après une longue marche de nuit et une matinée de repos, Vercassivellaunos attaque le camp supérieur depuis la montagne nord. En même temps, la cavalerie gauloise s'approche des fortifications de la plaine et le reste des troupes se déploie en avant du camp gaulois. Vercingétorix sort de la ville avec tout son matériel d'assaut.

Les Romains attaqués de toute part commencent à céder, d'autant que les Gaulois réussissent à combler les obstacles. César envoie Labiénus en renfort pour le camp supérieur. Les assiégés, désespérant de venir à bout des fortifications de la plaine, tentent l'escalade des abrupts ; ils y portent toutes les machines qu'ils avaient préparées. Ils chassent les défenseurs des tours sous une grêle de traits, comblent les fossés réussissent à faire une brèche dans la palissade et le parapet.

César envoie d'abord des renforts puis il amène lui-même des troupes fraîches. Ayant refoulé l'ennemi, il rejoint Labiénus avec quatre cohortes et une partie de la cavalerie tandis que l'autre partie de cette dernière contourne les retranchements extérieurs et attaque l'ennemi à revers. Voyant la cavalerie derrière eux et de nouvelles cohortes approchant, les Gaulois prennent la fuite. Les cavaliers romains leur coupent la retraite et les massacrent. Vercassivellaunos est capturé. Voyant ce désastre, Vercingétorix ordonne le repli de ses troupes. Au signal de la retraite, les troupes de secours quittent leur camp et s'enfuient. Les fuyards sont en partie rattrapés par la cavalerie romaine ; beaucoup sont pris ou massacrés ; les autres, ayant réussi à s'échapper, se dispersent dans leurs cités... Cette grande bataille a mis face à face d'un côté les 60.000 hommes de Vercassivellaunos et de l'autre les deux légions de Réginus et Rébilus, les six cohortes de Labiénus, plus les trente-neuf qu'il a tirées des postes voisins. Aux soldats amenés par Labiénus il faut ajouter les escadrons et les cohortes amenés par César. Soit, en tout, au moins six légions. Ce combat a donc rassemblé environ 120 000 soldats. Pour se faire une idée de la superficie requise, on peut comparer avec la bataille d'Austerlitz qui a vu s'affronter les 73 100 soldats de Napoléon Ier aux 85 700 hommes de la coalition austro-russe, sur un terrain de 8 km sur 12.

Le lendemain, Vercingétorix décide de se rendre. Après la reddition des Gaulois, 70 000 personnes seront déportées par les Romains, la plupart pour être données ou vendues comme esclaves, la reddition ayant permis d'épargner la vie des Gaulois réfugiés à Alésia. Chaque soldat de César reçut un Gaulois comme esclave. Du côté gaulois, le nombre des morts et des disparus est estimé à environ 10 000.


Informations complémentaires [modifier]
La Guerre des Gaules n'est pas celle de tous les gaulois. Seuls les grands propriétaires terriens, qui voyaient Rome menacer leurs privilèges, souhaitent se débarrasser des Romains. Commerçants et artisans qui s'enrichissent de plus en plus au contact de Rome, espèrent ainsi se libérer de la tutelle de l'aristocratie.

L'ensemble du mobilier archéologique découvert sur le site Alise-Sainte-Reine lors des fouilles de Napoléon III est déposé au musée des Antiquités nationales de Saint-Germain-en-Laye. La présentation des collections provenant de ce site est l'une des toutes premières à avoir été mise en ½uvre à Saint-Germain : ainsi, dès l'origine des collections, la salle Alésia a constitué, à proprement parler, le c½ur du musée des Antiquités nationales.


MuséoParc Alésia [modifier]
A Alise-Sainte-Reine, sur le site du Siège, un équipement culturel d'envergure européenne est en gestation. Le projet d'aménagement du futur MuséoParc Alésia est piloté par le Conseil général de la Côte-d'Or en partenariat avec le ministère de la Culture et de nombreux acteurs publics et privés régionaux et nationaux. A l'horizon 2010-2011, un Centre d'interprétation, un Musée labelisé Musée de France et des Parcours-découverte permettront de restituer au public les résultats des recherches archéologiques et historiques des deux derniers siècles. L'évolution de la représentation du Gaulois dans l'imaginaire collectif, l'instrumentalisation d'Alésia et de Vercingétorix, la création et la déconstruction du mythe identitaire qu'ils ont nourri, ainsi que la succession des civilisations sur le site depuis deux millénaires y seront développés. Le projet architectural est signé Bernard Tschumi, la scénographie sera l'oeuvre de Scène et la conception paysagère relève de Michel Desvignes. La préfiguration et la mise en oeuvre de l'action culturelle, du développement touristique et de la gestion du MuséoParc ont été confiés le 1er juillet 2007 à la SEM Alésia dans le cadre d'une délégation de service public. [1]


Notes [modifier]
↑ L'Architecture de la Gaule romaine : Les fortifications militaires, daf 100, Paris, 2006
↑ Ainsi l'association A.L.E.S.I.A. s'est transformée en association Archéojurasites (Le progrès, 27 avril 2007)

Bibliographie [modifier]

Ouvrages historiques [modifier]
Jacques Berger, Alésia-Chaux des Crotenay. Pourquoi?, A.L.E.S.I.A, 2004
A. Berthier et A. Wartelle, Alesia, Nouvelles Editions Latines, 1990
A. Brenet, Les escargots de la Muluccha, Institut Vitruve, 1996
Considère la face cachée et les enjeux contemporains qui seraient liés à l'hypothèse d'Alésia la jurassienne.
J.-B. Colbert de Beaulieu, « Epilogue numismatique de la question d'Alésia », Mélanges d'archéologie et d'histoire offerts à André Piganiol, Paris, 1966, p. 321-342 et « Les Monnaies de bronze de Vercingétorix : faits et critique », Cahiers numismatiques, 1967, n° 13-déc., p. 356-372.
Collectif, Vercingétorix et Alésia, catalogue de l'exposition des Antiquités nationales, Paris, 1994
C. Goudineau, César et la Gaule, Errance, Paris, 1990 et Points-Seuil, Paris, 2000
Synthèse sur la Guerre des Gaules.
V. Kruta, articles Alésia et Alise-Sainte-Reine in V. Kruta, Les Celtes, Histoire et dictionnaire, Bouquins, Paris, 2000, p. 400-401.
J. Le Gall, Les fouilles d'Alise-Sainte-Reine 1861-1865, Institut de France, Paris, 1989
Les fouilles du Second-Empire.
S. Lewuillon, Vercingétorix ou le mirage d'Alésia, Paris, Complexe, 1999
Mise en perspective et analyse sociale, anthropologique et politique de la guerre des Gaules.
D. Porte, L'Imposture Alésia, éd. Carnot, Paris, 2004
Défense du site jurassien.
René Potier, Le Génie militaire de Vercingétorix ou le mythe Alise-Alésia, éd. Volcans, Clermont-Fd, 1973 (épuisé) disponible sous forme de CD au format pdf (compte rendu par Duncan Fishwick, The American Historical Review, Vol. 79, 4, p. 1160, oct. 1974).
Jules Quicherat, L'Alésia de César rendue à la Franche-Comté, 1857
La thèse jurassienne au XIXe siècle.
M. Reddé (dir.) et alii,, Fouilles et recherches franco-allemandes sur les travaux militaires romains autour du mont Auxois (1991-1997), Mémoire de l'académie des inscriptions, 2 vol., Paris, 2001 [http://www.archeo.ens.fr/8546-2GDV/vbr/alesiaFetRV2.html
Publication scientifique des fouilles d'Alise.
M. Reddé, Alésia - L'archéologie face à l'imaginaire, Errance - Hauts lieux de l'Histoire, Paris, 2003
Discussion de la localisation, présentation des fouilles d'Alise.
J.-L. Voisin, article « Alésia », dans J. Tulard éd., Dictionnaire du Second Empire, Paris, 1995, p. 24-27.

¼uvres de fictions concernant la bataille [modifier]
René Goscinny et Albert Uderzo, Le Bouclier arverne, Paris, 1968 (bande dessinée, l'album contient une allusion à la querelle sur la localisation).
Simon Rocca Jean-Yves Mitton, Vae Victis, tome 15 : Ambre à Alésia : « Cursum perficio », Édition Soleil, 2006 (Bande dessinée).

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# Posted on Wednesday, 05 March 2008 at 12:27 PM

Jésus Christ: preuves de son existence historique

I- Documents chrétiens sur Jésus
1- Le Nouveau Testament
2- Les Pères apostoliques, les Pères de l'Eglise
a- Justin Martyr (100 - 165)
b- Tertullien (env 155 – env 225)
II- Documents non chrétiens sur Jésus
1- Thallus
2- Josèphe (37 - 97)
3- Manuscrit Syriaque n° 14658 du British Muséum (date de 73 environ)
4- Suétone (69 - 125)
5- Cornélius Tacite (55 - 118)
6- Pline le Jeune (61 - 114)
7- Lucien de Samosate (125 - 192)
8- Celse (IIème ap J.C.)
9- Le Talmud
III- Remarques
1- Que penser du fait qu'il n'y ait pas plus de traces extérieures à la Bible ?
2- Quelques citations
a- Encyclopédie Britannica, 15ème édition
b- La Grande Encyclopédie Larousse
IV- Bibliographie
I. Documents chrétiens sur Jésus
Le Nouveau Testament
Les documents du Nouveau Testament sont les textes les plus anciens que nous ayons sur Jésus. Ils présentent tous Jésus comme ayant réellement existé.



Les Pères apostoliques, les Pères de l'Eglise
Après le Nouveau Testament, les écrits des Pères apostoliques sont les plus anciens. Ils ont écrit par exemple l'Epître de Clément de Rome (fin du 1er), celles d'Ignace d'Antioche (début du IIème), l'Epître de Polycarpe (avant l'an 170), etc. Pour eux il ne fait aucun doute que Jésus est un personnage historique. Il en est de même des Pères de l'Eglise. On peut citer par exemple :

a. Justin Martyr (100 - 165)

Philosophe qui est devenu chrétien, et qui est mort martyr décapité. Il écrit à l'empereur Antonin le Pieux vers 150 :


A propos de la crucifixion de Jésus :
"Vous pourrez vous assurer que les faits sont véridiques en consultant les actes qui furent enregistrés sous Ponce Pilate... " (Apologie I, 35.7-9)

A propos des miracles de Jésus :

"Vous pourrez facilement vérifier qu'il a réellement accompli ces miracles en lisant les actes de Ponce Pilate" (Apologies I, 48.3)

b. Tertullien (env 155 – env 225)

A la fois juriste et théologien, il a écrit son apologie du christianisme à Carthage en 197, à l'intention des autorités romaines en Afrique :

" Tibère, sous le règne de qui le nom de chrétien a fait son entrée dans le monde, soumit au sénat les faits qu'on lui avait annoncés de Syrie-Palestine, faits qui avaient révélé là bas la vérité sur la divinité du Christ, et il manifesta son avis favorable. Le sénat, n'ayant pas lui-même vérifié ces faits vota contre. [Tibère] persista dans son sentiment et menaça de mort les accusateurs des chrétiens."
(Tertullien : Apologétique V.2)

II. Documents non chrétiens sur Jésus
Thallus
Historien païen dont les écrits qui datent de 52 sont perdus ; seuls quelques fragments cités par d'autres auteurs nous sont parvenus. Ainsi, Jules l'Africain, auteur chrétien des années 220 cite Thallus, à propos de l'obscurité qui a eu lieu lors de la crucifixion de Jésus :

"Thallus, au troisième livre de son Histoire explique cette obscurité par une éclipse, ce qui me parait inacceptable!".


Il s'agit ici d'une preuve "indirecte" de l'existence de Jésus : le fait que cet auteur parle de "l'éclipse" qui a eu lieu lors de la crucifixion de Jésus, implique qu'il considère comme acquis l'existence de Jésus.

Josèphe (37 - 97)

Prêtre, pharisien, il était chef militaire Juif pendant la guerre contre Rome. Il s'est rendu au général romain Vespasien, pendant le siège de Jotapa, alors que beaucoup de ses compagnons se sont suicidés plutôt que de se rendre. Sa collaboration avec les romains l'a fait haïr par ses compatriotes juifs. Historien juif, il a écrit "Guerre des juifs" (75-79), et "Antiquités Juives" (93).

"...Jésus, qui était un homme sage, si toutefois on doit le considérer comme un homme, tant ses ½uvres étaient admirables... Des chefs de notre nation l'ayant accusé devant Pilate, celui-ci le fit crucifier... Il leur apparut vivant et ressuscité le troisième jour..." (Antiquités 18.3.3)

"Anan le jeune, qui avait reçu le grand-pontificat, ... réunit un sanhédrin, traduisit devant lui Jacques, frère de Jésus appelé le Christ, et certains autres, en les accusant d'avoir transgressé la loi, et les fit lapider."

(Antiquités 20.8.1)

Remarque : Des critiques (qui ne remettaient cependant pas en cause que Josèphe ait parlé de Jésus) ont été émises quant à l'historicité totale du passage de Antiquités 18.3.3. A ce jour, l'authenticité globale de ce passage n'est plus mise en doute, même s'il contient peut-être quelques interpolations ("si on doit le considérer comme un homme", "il leur apparut vivant et ressuscité le troisième jour").



Manuscrit Syriaque n° 14658 du British Muséum (date de 73 environ)
Lettre envoyée par un Syrien nommé Mara Bar-Serapion, à son fils Serapion. Alors qu'il est en prison, il encourage son fils à poursuivre la sagesse, soulignant que ceux qui ont persécuté les sages ont eu des problèmes. Il prend comme exemple les morts de Socrates, Pythagore et Christ. A propos de Christ il dit :

"... quel avantage les Juifs ont-ils gagné à exécuter leur roi sage ? Leur royaume fut anéanti peu après..."


Suétone (69 - 125)
Archiviste à la cour de l'empereur Hadrien. Disgracié en 122, il se consacra à des ouvrages historiques.

"Comme les juifs ne cessaient de troubler la cité sur l'instigation d'un certain Christus, il (Claude) les chassa de Rome" (Vie de Claude, XXV.11)

"Il livra aux supplices les Chrétiens, race adonnée à une superstition nouvelle et coupable" (Vie de Néron, XVI.3).

Ce passage n'est pas une preuve directe de l'existence de Christ ; mais il prouve qu'au temps de Néron, c'est à dire une trentaine d'années après la mort de Christ, il y avait des personnes qui se réclamaient de Christ : difficile de croire alors que Christ n'ai pas réellement existé !



Cornélius Tacite (55 - 118)
Il est considéré comme le plus grand historien de la Rome impériale.

Il décrit l'incendie de Rome en 64, et explique que les chrétiens sont devenus les boucs émissaires de Néron qui les accuse d'avoir provoqué le feu ; vers 116 il écrit :

"le nom de chrétien leur vient du nom de Christ, qui fut condamné sous le règne de Tibère, par le procureur Ponce Pilate, ..." (Annales, 15.44)



Pline le Jeune (61 - 114)
Ecrivain latin. Il était gouverneur de la Bithynie (au nord-ouest de la Turquie) en 112. Dans une lettre adressée à l'empereur Trajan il lui demande conseil sur la façon de traiter les chrétiens :

"Ceux qui niaient être chrétiens ou l'avoir été, s'ils invoquaient des dieux selon la formule que je leur dictais et sacrifiaient par l'encens et le vin devant ton image que j'avais fait apporter à cette intention avec les statues des divinités, si en outre ils blasphémaient le Christ - toutes choses qu'il est, dit-on, impossible d'obtenir de ceux qui sont vraiment chrétiens -, j'ai pensé qu'il fallait les relâcher... [Ceux qui disaient qu'ils étaient chrétiens] affirmaient que toute leur faute, ou leur erreur, s'était bornée à avoir l'habitude de se réunir à jour fixe, avant le lever du soleil, de chanter entre eux alternativement un hymne au Christ comme à un dieu, ..." (Lettres et Panégyrique de Trajan : X/96/5-7)

Ce texte n'affirme pas l'existence de Jésus Christ, mais la confirme de façon indirecte : il prouve en effet qu'au début du IIème, des hommes et des femmes croyaient fermement à son existence.



Lucien de Samosate (125 - 192)

Ecrivain grec satirique. Il parle de Christ comme :

"Celui qui est honoré en Palestine, où il fut mis en croix pour avoir introduit ce nouveau culte parmi les hommes... Le premier législateur [des chrétiens] les a encore persuadés qu'ils sont tous frères. Dès qu'ils ont une fois changé de culte, ils renoncent aux dieux des Grecs, et adorent le sophiste crucifié dont ils suivent les lois." (Mort de Pérégrinus, paragraphe 11-13)



Celse (IIème ap J.C.)
Philosophe platonicien. Il est romain et auteur du "Discours véritable ", virulente attaque contre le christianisme. Il écrit :

"Vous nous donnez pour Dieu un personnage qui termina par une mort misérable une vie infâme".

Remarque : On ne connaît ses écrits que par la réfutation qu'en fit Origène dans son livre "Contre Celse" (7,53).



Le Talmud
Le Talmud est composé de la Mishna (recueil de lois et traditions juives mises par écrit vers le IIème) et des Gemaras (commentaires de la Mishna). Le Talmud Babylonien qui a été achevé d'écrire vers la fin du IVème siècle :

ne met pas en doute la réalité historique de Jésus-Christ,
dit que Jésus était transgresseur de la loi, pratiquant la magie, faisant fi des sentences des sages, ...
dit que ses disciples guérissent les malades en son nom.
Il est important de noter que le Talmud est à priori hostile à Jésus : on ne peut donc taxer ses textes de partisans. Ainsi, le Talmud atteste fortement l'historicité de Jésus, mais aussi le fait que Jésus accomplissait des miracles puisqu'il considère que Jésus pratiquait la magie ! Et il en est de même pour les miracles accomplis par les disciples puisqu'il reconnaît que ses disciples guérissaient des malades en son nom ...

III. Remarques
Que penser du fait qu'il n'y ait pas plus de traces extérieures à la Bible ?
Il faut tout d'abord souligner que peu de documents historiques du 1er siècle ont été retrouvés. E.M. Blaiklock a catalogué les écrits de l'empire romain datant du premier siècle qu'on a retrouvés et qui ne mentionnent pas Jésus : cela représente moins de 20 auteurs différents.
Il faut de plus noter que pour plusieurs des documents retrouvés, les sujets abordés font qu'il n'y a aucune raison qu'ils parlent de Jésus.
Du point de vue de l'histoire romaine du 1er siècle, Jésus était insignifiant :
- Sans standing social, il a agit dans une province éloignée peu aimée, comme prédicateur et faiseur de miracles, et a été exécuté sur les ordres d'un petit gouverneur.
- En lisant les écrits des "journalistes" du 1er siècle, on s'aperçoit qu'ils s'intéressaient surtout aux événements politiques majeurs de leur époque ; quand il s'agissait d'événements religieux, seuls ceux qui avaient des répercussions sur les affaires nationales et internationales les plus importantes étaient mentionnés. Or tel n'était pas le cas de ce qui se passait en Palestine.
- Une autre raison explique le peu d'intérêt de la part des romains pour Jésus : il s'est surtout opposé aux religieux juifs de son époque, et non aux romains.
Les débuts des mouvements religieux sont souvent mis par écrit des générations plus tard. Dans le cas de Jésus, "nous avons une meilleure documentation historique ... que pour les fondateurs de n'importe qu'elle autre religion de l'antiquité ... La situation de Jésus est donc unique en son genre, et assez impressionnante quand on considère tout ce qu'on peut apprendre de lui en dehors du Nouveau Testament". Voici quelques exemples qui illustrent cette affirmation :
Le Gathas de Zoroastre, daté d'environ 1000 av. JC, est jugé authentique bien que la plupart des écrits zoroastriens aient été rédigés après le IIIème ap. JC.
Les écrits de Bouddha, qui vivait au VIème av. JC n'ont été rédigés qu'après l'ère chrétienne et la 1ère biographie de Bouddha au 1er ap. JC.
La biographie de Mahomet (570 – 632 ap. JC) n'a pas été écrite avant 767 soit plus de 130 ans après sa mort.

Quelques citations
Encyclopédie Britannica, 15ème édition
A propos des témoignages indépendants concernant Jésus :

"Ces témoignages indépendants prouvent que dans les siècles passés, même les opposants au christianisme n'ont jamais douté de l'historicité de Jésus. Celle-ci a été remise en question pour la première fois, sur des bases inadéquates, par plusieurs auteurs à la fin du 18ème, durant le 19ème et au début du 20ème."



La Grande Encyclopédie Larousse
"Les historiens sérieux sont unanimes à affirmer sans hésitation que Jésus a bien existé." (Tome 11, p 6699)

IV. Bibliographie
Green, M., La mort en deuil, Fontenay-sous-bois, Farel, 1985, pp. 17-40.
Green, M., Le grand dérapage, Fontenay-sous-Bois, Farel, 1988, pp. 26-36.
Mc Dowell, Josh, Christianity, a ready defense, San Bernardino, Here's Life Publishers, 1991, 492 p.
Mc Dowell, J. & Muller, P., Qui dites-vous que je suis ?, Cergy-Pontoise, Sator, 1986, pp. 5-16.
Shallis, R., Jésus : qui en fait est Jésus-Christ ?, Marne-la-Vallée, Farel, 1983, pp. 7-12.
Rhoton, D., La logique de la foi, Fontenay-sous-Bois, Farel, 19874è, pp. 11-16.
Encyclopédie Larousse, tome 11, p 6699 - 6705 (1974).
Strobel, Lee, Jésus : la parole est à la défense, ?, Vida, 2001, pp. 81-101.

# Posted on Tuesday, 26 February 2008 at 11:52 AM

Jésus-Christ

Jésus-Christ
Jésus-Christ est le nom donné à Jésus de Nazareth par les chrétiens. Christ (Christos en grec), est la traduction du terme hébreu Messie. Jésus veut dire « sauveur » ou « salut », et Christ « l'oint du Seigneur », c'est-à-dire une personne consacrée par une onction de Dieu.

Sommaire [masquer]
1 Le Messie est la deuxième personne de la Trinité dans le christianisme
2 Jésus, le personnage historique
2.1 Calendrier
2.2 Objet
2.3 Cinéma
2.4 Voir aussi
2.5 Articles connexes
2.6 Liens externes



Le Messie est la deuxième personne de la Trinité dans le christianisme [modifier]
Article détaillé : Jésus de Nazareth.
Pour les chrétiens, Jésus est à la fois un simple humain, le Messie et le "fils de Dieu". Les chrétiens adorent un seul Dieu, composé d'une Trinité : le Père, le Fils (Jésus) et l'Esprit Saint. Cette communion de trois entités est appellée le mystère de la Sainte Trinité, mais ce dogme n'est pas accepté par toutes les confessions chrétiennes. Les évangiles racontent la vie de Jésus, né de Marie par l'opération du Saint-Esprit.
La christologie est le chapitre de la théologie dogmatique qui étudie la personne, la doctrine et l'½uvre de Jésus-Christ.

Jésus, le personnage historique [modifier]
Jésus, selon l'exégèse contemporaine, est un prophète juif né entre l'an 2 et l'an 7 avant Jésus-Christ et mort entre 29 et 37 après J-C. Depuis 150 ans, les historiens tentent une approche rationelle du personnage historique. Les débuts de cette recherche historique sur la vie de Jésus sont traités dans l'article Quêtes du Jésus historique.





Calendrier [modifier]
Deux expressions permettent de donner la référence chronologique d'une année, l'Anno Domini, qui est l'année supposée de la naissance de Jésus-Christ, selon le calcul du moine Denys le Petit (considéré à présent comme erroné) :

avant Jésus-Christ (abrégée av. J.-C.), l'année 1 av. J.-C. ayant immédiatement précédé l'année Anno Domini (il n'existe pas d'année zéro dans le calendrier julien proleptique) ;
après Jésus-Christ (abrégée apr. J.-C., mais généralement omise), l'année 1 apr. J.-C. est l'Anno Domini.

Objet [modifier]
En argot, un Jésus-Christ est un couteau.


Cinéma [modifier]
La Passion du Christ (film de Mel Gibson)
Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ (film de Jean Yanne)
Jesus Christ Superstar (spectacle et film)
"La Dernière Tentation du Christ" (film de Martin Scorsese)
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# Posted on Tuesday, 26 February 2008 at 11:49 AM